Foire : l'avis des riverains doit aussi être pris en compte dans sa préparation ...
- 8 mars 2022
- 6 min de lecture
Dernière mise à jour : 30 juin 2022
AVANT TOUTE CHOSE : NOUS NE SOMMES PAS POUR L'ANNUATION DE LA FOIRE.
Bien entendu le jour où la commune décidera comme d'autres communes de déplacer la foire en-dehors des quartiers de vie de ses administrés nous applaudirons à deux mains. La rue Adrien Zeller s'y prêterait excellement bien par sa proximité et facilité de parking. Mais le changement n'est jamais facile pour des opinions ancrées depuis des décennies utilisant d'ailleurs cet argument pour surtout ne rien changer. bref, il n'est là aucun souhait de stopper la foire. Ceci étant dit une bonne fois pour toute, tout commentaire cherchant à nous faire passer pour des 'anti-foire' de principe est hors du propos et faux.
Constat : la foire reste sous nos fenêtres et impacte notre santé, celles des adultes et de nos enfants, bon, peut-on démarrer la discussion maintenant ?
Car nous défendons notre droit de participer aux échanges de la préparation de la foire, notre avis doit compter et pas seulement le seul intérêt des forains, c'est aussi une question de santé publique au regard des troubles du sommeil et bien d'autres conséquences sur les riverains. Que ce soit la commune ou les forains, nul ne peut l'ignorer car ces impacts sont parfaitement définis par l'ARS (télécharger la brochure de l'ARS ici).

Les riverains sont plus ou moins impactés voire pas du tout selon leur adresse et ce même ceux situés sur la Boulevard Vauban. Sur le boulevard il y a ceux habitant au début de la foire, plus éloignée des habitations et composée des manèges les plus familiaux et les moins bruyants. Puis il y a ceux proches des remparts, avec les manèges les plus puissants en termes de niveau sonore, paradoxalement placés là où la foire est la plus étriquée, la plus proches de fenêtres, avec même une portion de rue prise rendant encore plus proche la foire qu'elle ne l'est déjà coinçant même une entrée de garage.
La loi définit également et clairement la responsabilité de la commune en la matière (voir en bas de page les références légales). Elle porte donc consciemment la responsabilité de ces impacts notamment sur la santé de ses administrés tels qu'ils sont définis par l'ARS (voir schéma de l'ARS ci-dessous). Nous disons donc : travaillons ensemble.
On note pour la 1ère fois que la police municipale a rencontré un de nos membres, ce qui est un très beau progrès. Une possibilité d'inviter nos représentants à la préparation de la foire se profilerait ce qui serait salutaire et tout à fait adaptée.

Une évolution qui laisse entrevoir pour la 1ère fois une sortie de la perception qui ressortait chaque année d'une certaine suffisance à l'égard de 'simples' habitants bien souvent locataires sans grande influence qui doivent juste subir et arrêter "d'embêter". Qu'elle que soit la raison, notre mouvement doit amener un dialogue constructif et faire comprendre que des compromis ne doivent pas être seulement attendus de la part des riverains. A l'image d'autres communes de France et d'Europe, les forains souhaitant rester juste sous nos fenêtres doivent aussi être prêts à faire des compromis pour réduire les impacts néfastes réels sur la santé physique et psychique subis par les riverains.

Les souffrances engendrées par l'accumulation de nuisances sonores, tous les jours jusque tard dans la nuit entrainent des troubles du sommeil, et a des conséquences sur la santé des riverains qui pour certains sont déjà dites personnes fragiles et en longue maladie, des petits enfants... leur répétition néfaste sur la santé définit ce qui est de l'ordre du harcèlement juridiquement.

Imaginez vos murs trembler du démarrage de la foire à tard dans la nuit par le tambourinement des basses des Haut-Parleurs de la foire et ceci pendant 7 longues semaines au printemps et en été, 7 jours sur 7 ?


Par notre volonté de construire une charte du mieux vivre ensemble avec les forains, nous revendiquons notre droit de défendre notre santé quand une décision de la commune la compromet et que nous pensons que cela est même du registre de la loi. Nous sommes ici dans le cadre réglementaire de la santé publique et la commune en est bien la responsable (plus d'information sur les resposanbilités communales sur le site de l'ARS). Les riverains ayant la foire juste sous leur fenêtre ne sont plus capables d'entendre leur radio, leur musique, leur télé avec pourtant toutes les fenêtres fermées en pleine été tellement que la musique, les cris artificiels préenregistrés crachés à haute intensité sonore, les animations de voix répétitives, préenregistrées allant au-delà des niveaux autorisés par la loi pénètrent votre logement. Tard dans la soirée les adultes, enfants doivent essayer de dormir avec un tambourinement de basse, harassant, agressif, violemment répétitif, harcelant qui peuvent aller jusqu'à faire vibrer les murs. Bref, à l'inverse des foires d'autres villes ayant su installer le dialogue. C'est ce que vivent les riverains de la foire boulevard Vauban situés au plus proche des manèges les plus nuisibles à la santé mentales et physiques tous les jours de la foire, pendant 14 jours sans interruption.
Une boite de nuit permanente sous votre fenêtre !
L'idéal évidemment serait de déplacer la foire vers un lieu plus adapté, mais nous comprenons l'intérêt des forains, véritables chefs d'entreprise de vouloir rester au coeur de la ville. Alors à défaut, nous demandons juste de travailler sur le mieux vivre ensemble, voir ce qui peut être rendu moins nocif pour la santé des riverains en complément d'une stricte application de la loi.

Ouvert au dialogue dans le maintien de la foire sous les fenêtres de ses habitants.
Une des raisons avancées pour argumenter le lieu actuel est que cela a toujours été comme cela. Voilà un argument qui coupe court à tout dialogue et progrès que l'on utilise souvent dans n'importe quel sujet quand on n'a pas d'élément factuel pour justifier sa décision et que l'on ne veut pas dialoguer et travailler ensemble. A ce titre les femmes ne voteraient toujours pas et nous continuerions à couper des têtes en France. Mais entendons le fait que la foire ne bougera pas à court termes. Nous proposons alors de travailler ensemble.
Allons vers une charte de mieux vivre ensemble entre forains, riverains et commune
Si la commune dialogue avec les forains au moment de leur installation, jamais elle ne l'a encore fait avec les riverains. Cela se voit aussi à la fête techno du 14 juillet à la caserne des pompiers. Nous pensons que le dialogue avec les habitants du quartier concerné doit naître et être installé. C'est notre proposition principale à nos élus : dialoguons, faisons ensemble, avançons ensemble. Nous pouvons aussi être force de proposition, réaliste, engagé, concerné, s'appuyer sur les expériences d'autres communes ayant réussi ce dialogue pour leur foire, nous voulons juste être considérés, construire ensemble et non plus juste subir. Exemple de charte de mieux vivre ensemble en cliquant ici

Ce que dit la loi :
Une obligation légale de la mairie d'agir ARTICLE L. 2 2 12-2 DU CODE GÉNÉRAL DES COLLECTIVITÉS LOCALES (Loi n° 2001-1062 du 15 novembre 2001 art. 46 Journal Officiel du 16 novembre 2001)
extrait des articles 2 et 3 rappelant ces obligations. 2° Le soin de réprimer les atteintes à la tranquillité publique telles que les rixes et disputes accompagnées d’ameutement dans les rues, le tumulte excité dans les lieux d’assemblée publique, les attroupements, les bruits, y compris les bruits de voisinage, les rassemblements nocturnes qui troublent le repos des habitants et tous actes de nature à compromettre la tranquillité publique ; 3° Le maintien du bon ordre dans les endroits où il se fait de grands rassemblements d’hommes, tels que les foires, marchés, réjouissances et cérémonies publiques, spectacles, jeux, cafés, églises et autres lieux publics ;
Impose entre autre à l'exploitant ou le responsable des lieux d'enregistrer en continu les niveaux sonores en décibels pondérés A et C auxquels le public est exposé et conserver ces enregistrements ;
Bon à savoir. Il y a pas d’infraction lorsque le niveau de bruit ambiant mesuré, comportant le bruit particulier, ne dépasse pas 25 dB(A) si la mesure est effectuée à l’intérieur des pièces principales d’un logement d’habitation, fenêtres ouvertes ou fermées, ou 30 dB(A) dans les autres cas (article R. 1336-6, code de la santé publique). Pour information le bruit mesuré dans les appartements situés à 100 mètres de la foire du printemps et de son manège le plus bruyant par les musiques choisies et orientation des HP (auto-tamponneuses) a été de 35dB(A) à la foire du printemps, on n'ose imaginer ce que l'on va mesurer cet été lorsque 'les monstres' seront sous nos fenêtres.
Un exemple d'accord entre forains, riverains et mairie :



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